samedi 19 décembre 2009

Joyeux Noel à tous

Après 4 jours de bus, nous voilà enfin arrivés à Mendoza en Argentine, nous partons cet après midi ( une toute petite heure de bus) près de Tunuyan pour travailler un mois dans la ferme de Madre Tierra.
Très bonnes fêtes de fin d'année à tous
Joyeux Noël

mardi 15 décembre 2009

Arequipa

volcan le Misti avec 2 cratères, actif, et heureusement calme ....

Une petite nuit de bus pour revoir nos amis du comedor avant de regagner l'Argentine. Ce sera aussi l'occasion de régler un petit litige avec une agence de voyage qui nous avait fait payer 2 fois notre billet d'avion Lima Iquitos de septembre dernier. Arnaque a la carte bleue ou pas, nous ne le saurons jamais, l-essentiel est que nous avons reussi a tout recuperer. Nous pouvons dire que la France est penible avec ses procedures administratives, mais le Perou n-est pas mal non plus dans son genre. Il a fallut que je me rende 4 fois a l-agence et donne une lettre de reclamation agrementee de copies de passeports et de releves bancaires. Merci a Gisele, la fille de Josephina pour mavoir fait la lettre et a Felipe et Francisco pour m-avoir accompagne et soutenu a l-agence.
Nous regrettons ne pas pouvoir rester plus longtemps, 5 jours c-est beaucoup trop court, la, nous n-avons pas assure, nous aurions du nous organiser pour passer Noel avec l-equipe, comme l-esperait tant Francisco, mais helas nous avons pris des engagements en Argentine. D-autant plus que notre arrivee tombait a pic. Paul le cuisto s-est blesse a la main le jour de notre arrivee et ne peut plus travailler pendant un mois. Sarah a du s-absenter pour le deuil de son frere. on s-est debrouille comme on a pu pour assurer en cuisine avec Josephina tandis que Felipe a pris la releve a la creche. Je regrette aussi de navoir pas passe beaucoup de temps avec les enfants. Nous quittons l-equipe avec un pincement au coeur.

Nous retraversons toute la Bolivie pour rejoindre Mendoza

le Machu Picchu

En passant par les chemins de traverses, c'est finalement relativement "accessible"!
D'abord arreté par son prix prohibitif (150 dollars par pers), nous avions décidé de le zaper. Puis les rencontres et témoignages de routards nous ont amenés à y réflechir et à adopter un trajet alternatif :
- 6h de bus de Cusco à Sta Maria (traversée d'inombrables chacras de mangues délicieuses)
- 1h de taxi ( à 12 dans une voiture 5 places) à travers une piste très escarpée
- là, petite pause à Sta Theresa dans les bains d'eau chaudes naturelles au beau milieu de magnifiques montagnes, c'était très appréciable.
- le lendemain 1/2h de micro bus jusqu'à la centrale hydroélèctrique. Levée à l'aube à 5h mais hélas pour rien, le micro n'est partie qu'à 6h30.
- et puis 2h30 de marche le long de la voie ferée jusqu'à Agua Calientes. Unique accès, ici pas de route. Non... ce n'est pas dangereux, les trains sont rares, lents et habitués à croiser les routards et les locaux salués à coups de klaxons.
- Arrivée à Agua Calientes nous nous hâtons pour trouver un hôtel (négocié 60 soles au lieu de 90 dollars), nous y posons nos sacs et repartons direct pour l'ascenssion au Machu.
- 1h15 d'escaliers Incas, Paolo a fait la montée et la descsente en courant tel un chamois Alpin, alors que moi je peinais difficilement derrière.
- nous pique-niquons devant l'entrée du site, et à 13h00 nous découvrons enfin cette mysterieuse cité perdue.
Le spectacle est assez fabuleux ! J'ai adoré autant le monument précolombien que la splendeur du lieu. Je laisse les photos parler d'elles mêmes.
Nous regrettons juste de n'y être pas resté une journée complète. Nous avons eu le temps de tout voir, mais pas de se pauser. Cette grosse journée de marche fût très fatiguante, nous n'avons pas eu besoin d'attendre le marchand de sable!
- le lendemain, retour sur les chemin des écoliers, mais hélàs sous la pluie jusqu'à Cusco.

Cette petite escapade nous aura vraiment bien plu, bien que trop rapide. Il serait préférable d'ajouter une nuit à Agua Calientes pour avoir le sentiment de moins courir. Et puis, nous sommes bien loin des 150 dol annoncés pour 2 jours par personne. Si l'aventure tente une autre famille, pour nous 5 cela aura coûté 185 euro (ou 250 soles par adultes) tout compris ( transport, repas, hôtels, bains, entrée sur le site...) pour 3 jours pleins. Les hôtels et restau ne sont pas aussi chèrs qu'on le prétend dans les guides et sont facilement négociables.

C'est à mon avis une aventure à ne pas manquer!

Cusco


Nous serions bien restés plus longtemps a Puerto Lopez, petite ville bien tranquille : école, plage et rencontre de sympathiques français, David Pauline et Patrick. Mais une cinquantaine d'heures de bus nous attendait pour rejoindre Cusco, magnifique ville coloniale. Sans doute la plus belle que nous ayons vu depuis notre depart. Nous avons apprécié se balader dans les innombrables ruelles étroites en admirant les balcons sculptés et les murs en pierres incas. Nous avons particulièrement appréciés :
- la visite d'une manifestation organisée par les étudiants autour du respect de l'environnement, des traditions, des cultures, des architectures et des peuples. C'était tres interactif et ludique, un mélange d'un peu de tout : spectacle, expositions, jeux, vidéo ...
- la ballade aux salinas : depuis Urubamba une petite heure de marche dans la montagne pour accéder aux 4000 bassins dont les plus anciens étaient exploités avant l'arrivée des Incas. Puis le petit tour improvisé en camion sur des sacs de sel m'a permis de prendre encore quelques clichés aux multiples couleurs.
- pour finir, le Machu Picchu auquelle j'accorde un article tout special.

vendredi 27 novembre 2009

Puerto Lopez


Texte original :
On a fait un tour de bateau. Nous avons vu les oiseaux aux pates bleues, après nous avons pêché, Paolo a eu une morène, papa et maman des poissons à points noirs et Charlie un poisson rouge. ON a fait ,du snorking :nous nageons avec des masques, des tubas et des palmes pour voir des poissons et des coraux. Moi aussi, je n' ai pas eu peur. Du bateau on a nagé pour aller a la plage, avant on a mangé les poissons en ceviche cuit au citron que Wilson Churchill, nous a préparé. Et, nous sommes rentrés à l-hôtel. A Puerto Lopez, on se baigne tous les jours, il y avait de grosses vagues. Quand il y avait la vague qui m'arrivait dessus,elle m'emportait, je n'avais pas pied et je n'avais pas peur.
Malou

A Campo Cacha les dernier jours j'ai été péché avec cristian, wimper et d'autre copain on est allé pêcher avec des lunettes et un arpon : on a commencer par traverser le rio à la nage après on arrive sur un tas de bois ils me dissent es la
casa del boa mais il sort que quand il y a beaucoup d'eau. On met les lunettes
et onplonge dans le tas de bois : il y a un gros poissons mais pas possible de le pêcher au arpon mais on a quand même eu trois poisson et un crabe ( le crabe est excellent ). Après c'est Quito une capitale quoi mais enfin mon cadeau d'anniversaire ( un livre pour aprendre a dessiner les mangas ). Et après puerto lopez un village de pêcheur. Le matin les cours et l'après-midi l'océan pacifique
même q'un jours on a fait un tours de bateau super coool avec Winston Churchill
on par du port a 10h on fait de la plongé c'est super beau les poissons j'ai pêcher un poisson rouge on la manger dans le cévicher il a cuit dans le citron et le poivron on a nager jusqua la plage et revenue vers 16h. Je bat presque papa au billard mais il me bat pas au combat avec les vague par ce que une fois il ma lancer pour que je prene bien la vague et elle m'est tomber sur la tête et j'ai fais des roulades dans les vague, ouïe, ouïe, ouïe !!!
Charlie

On est resté un mois à Campo Cocha. Le premier jour on est allé visiter les classes et le village. Après on a beaucoup joué au foot et un petit peu aux billes avec nos copains. Maman a fait l'école à 6 classes et papa a travaillé dans les champs et dans la forêt. Après on a fait une rando de 2 jours dans la forêt, 5 heures de marche en montées et descentes et le lendemain pareil. On s'est baigné tous les jours dans le Rio qui n'était pas profond. Dans le rio, il y a un peu de morceaux de bois. Ici, tout le monde pêche à l'arpon. Il faut une heure de bus pour aller à Tena, la ville la plus proche de Campo Cocha. Après on est allé à Quito pour voir le musée Guayasamin et la ligne de l'Equateur. Ensuite, à Puerto Lopez les vagues étaient très grosses et on plongaient dedans. On se baignait tous les jours. Maintenant nous sommes à Cusco, la ville est très belle. Nous sommes allé aux Salinas et on a voyagé en camion sur des sacs de sel. Demain, nous allons au Machu Pichu.
Paolo

Quito

Un pied dans l'hemisphère sud et l'autre dans l`hemisphère nord
Nous avons quitté Quito le 20 novembre, où nous avons particulièrement aimé le musée Guayasamin, peintre engagé décriant la misère des indiens et la violence faite aux peuples opprimés, de la guerre d'Espagne à celle du Viet Nam en passant par les dictatures sud américaines. Et petite leçon de sciences avec le musée de "la Mitad del Mundo", la ligne de l'Equateur. Elle fut découverte et symbolisée au siècle des Lumières par La Condamine et la mission géodésique qui concluat que la Terre avait une forme de pamplemousse, aplatie aux pôles et bombée sur la ligne équatoriale. De même, la première évaluation du mètre a été effectuée, distance parcourue par un pendule en une seconde sur ce lieu où les forces magnétiques s'annulent et ne reste que la gravité.
La culture Quitu-Caras,antérieur à celle des Incas, puis le GPS ont hèlas positionné la latitude 0°0'0'' à 300 m de celle calculée par La Condamine. Au musée Inti Nan, tout pile sur la Mitad del Mundo, musée ethno-scientifico-mystiquo-barré, pas la peine de dire que nous avons beaucoup aimé, nous avons pu réaliser différentes petites expériences : l'eau qui s'évacue en tourbillonnant sur la droite, sur la gauche, l'oeuf qui tient sur la tête d'un clou sans trop de difficulté...Intéret trés vif des enfants.

vendredi 6 novembre 2009

Campo Cocha

hum ... c'est bon la chair autour de la feve de cacao :
Cacaoyer
un petit copain que les enfants auraient bien voulu rapporter en France....
Voyage éprouvant pour parvenir d'Iquitos jusqu'à ce pueblo de l'Amazonie équatorienne: 3 nuits, 2 jours de bateau à 1 étage où la chaleur des moteurs ne faisait qu'accentuer les 35° permanents ; s'en suivirent 50 heures de bus. Enfin..., Campo Cocha, village kichwa et non quechua qui est le nom réservé plutot aux communautés indiennes de la sierra (l'altiplano). Le terme kichwa fait référence à la langue parlé qui trouve son origine dans l'empire Incas, et a été repris par la suite par les églises catholiques et évangéliques, comme langue d'évangélisation d'où son incroyable rayonnement dans toute l'Amérique Andine et Amazonienne. L'étendue de son influence explique qu'existe aujourd'hui de nombreux dialectes et grandes différences entre les cultures des communautes quechua. Ces différences s'expriment donc par la precision de leur origine géographique, comme ici les indiens Kichwa du Napo.
L'accueil fut très chaleureux, la casa pour nous tout seul était muy grande avec électricité, frigo et mixeur pour milk-shak y jugos de toute sorte. Pour l'eau, avec un seau, le rio n'était pas loin et les problèmes gastriques avec. Sinon, Alberto, dont le père fut un des pionniers du pueblo nous fit chaleureusement un petit historique : Campo Cocha, ancien campo d'une compagnie pétrolière longé par le rio Cocha. Il fut créer en 1968 suite au regroupement de quelques familles. L'installation de la communauté n'a pas été facile car trop proche du territoire des tribues Wuaorani qui assez hostile, jouaient facilement de la sarbacane et de la lance,avant le passages de quelques missionnaires. Outre l'évangélisation, l'église a été le premier défenseur de ces tribues primitives dont les territoires sont riches en pétrole et pauvres en droit humain. Actuellement le principal facteur de destruction de l'Amazonie Equatorienne reste de l'exploitation pétrolière. En 30 ans, elle a perdu 2 millions hectares de forêt primaire. L' ethnie, les Tetete a completement disparue, et 4 autres sont menacées et déportées.
Aussi, à Campo Cocha, la communauté sous l'impulsion de Cesar (el présidente, le maire), se bat pour préserver son environnement et sa culture en développant des projets de responsabilisation et de formation, d'écotourisme ("las cabanas Nanambiiki"), et par l'accueil de volontaires.
Et nous, dans tout ça : tous les matins, Sonia a assuré les cours d'anglais en primaire pour 6 classes, ce qui a fait bien rire Antoine. Les enfants ont poursuivi leurs cours par correspondance, Charlie a un programme plutôt dense. Et les après-midi, rio et apprentissage de la natation, ça y est Malou sait nager ! Quand à moi, ma partie volontariat consistait à me balader dans la forêt. J'étais monitoreo (si vous avez une traduction précise ...). En gros, nous avons posé des écritaux de sensibilisation à la protection du bosque et inspecté la ligne qui l'entoure. Facile sur le papier, plus douloureux à réaliser : 6 à 8 heures de marche par jour, nuit dans la forêt, rio encaissé et montée descente au plus court. Avec Bolivar, j'avais l'impression de suivre un chamois, dès que je l'approchai, en 1/4 de seconde, j' avais 30 mètres dans la vue, 6h de marche de la sorte, ça éprouve un homme. Enfin, toutes sortes de bestioles ont choisi mon corps comme terrain de jeu (moustiques, araignées, abispas, fourmis...). J'ai cependant évité de marcher au levé sur le scorpion qui titillait ma moustiquaire et également la morsure du serpent dont je tenais à pleines main la branche, sur laquelle il me défiait par ses sifflements. Si, je lâchais prise, la branche et son contenu me revenait en pleine figure. Petit moment de solitude, finalement, il s'est débiné, le lâche ! Même pas eu peur....Tout freluqué avec ses 30 cm et seulement venenoso. Mais le plus dur reste pour moi la chaleur minimum : 30 à 35 ° ....
Sinon, c'était trés,trés sympa.
La dernière sortie sur 2 jours s'est faite en famille, ryhtme un peu moins effreiné mais même sensations, pour Sonia.
L'objectif de ces sorties, entre autre de promener le gringo, est également de sensibiliser la population à la préservation de leur milieu naturel,si des familles viennent de l'autre bout du monde pour participer à ce programme de protection de la forêt, par conséquence les habitants agiront peut-être aussi pour préserver leur propre environnement.
Le bosque, la réserve, et en premier titre, terre cultivable (quelques milliers d'hectares) a été créée dans les années 80 après négociation avec le gouvernement et les Wuaorani, pour assurer un avenir aux générationx sucéssives, actuellement la quatrième. Quelques hectares (2) ont été distribués à chaque famille (60) ainsi que quelques autres réservés aux cultures communautaires de cacao, exploitation raisonnée des essences rares d'arbres et des plantes médicinales, et le reste en espace vierge et forêt primaire. Depuis 2 ans, interdiction de chasser (quand je vois, je tire et tout se mange), les animaux se multiplient, c'est également un pari sur le repeuplement générale de la forêt et le développement de l'écotourisme. Reste à solutionner le renouvellement du poisson dans le rio, ils sont petits et peu abondants, pêchés de façon traditionnelle à la ligne ou au harpon et trop souvent à la dynamite (ça facilite pas la reproduction). Aparté : les enfants sont devenus pro dans l'art de manger le poisson avec les doigts sans s'enfoncer une arette dans le palais.
Autre problème, celui des poubelles, solutionné jusqu'à lors par le ravin ou le rio, j'ai déjà vu ça quelque part...
Un peu long, mon article, et la culture du maïs à la volée, l'écobuage, la visite de la firma d'Héléna et celle de la plantation de cacao, les constructions en matériaux naturels....
Pour conclure : superbe étape à Campo Cocha et merci à eux.
Cinq mois de voyage déjà, toujours pas lacés, les enfants restent trés motivés à parcourir le Maroc et le Sénégal, Sonia rève tout de même de camembert, les ninos de jambon et de saucisson secs, et pour moi ce sera des pieds de porc panés. Le temps file, au programme: el mar en bord du Pacifique, petit passage à Cusco, récolte de fruits aux alentours de Mendoza, le Fitz Moreno (Glacier de la Patagonie) et la première boucle de notre périple sera bouclée.
N.B: Nous avons loupé Eva Morales à La Paz, mais à Tena, avons croisé Rafael Correa, el presidente del Ecuador.
Sev
Nous rencontrons quelques difficultes pour preparer la suite de nos aventures en Afrique. Si toutefois l'un d'entre vous aurais de bons tuyaux ou un peu de temps pour nous trouver un plan sympa au Senegal pour le mois de mai ???, je pense que cela pourrais nous aider. Mais nous nous remettrons aux recherches des que cela sera possible, le probleme est que nous ne savons pas quand, l'aventure continue.....