lundi 12 avril 2010

Traversée du Sahara


Sidi
Mamadi, Djouf et Youks
Arrivés à Boujdour nous embarquons à 4h du mat dans la 406 et la Rover avec Djouf, Mamadi, Youks et Sidi un mauritanien qui retourne chez lui. Nous roulons toute la nuit et passons sans encombre les multiples postes de police et de gendarmerie. Dans l’après midi nous arrivons à la frontière Mauritanienne et devons traverser les 3 km qui la sépare du Maroc. Une petite distance assez difficile, jonchée de trous, bosses, pierres en tout genre et jonchée de carcasses de voitures.
Heureusement que Sidi, est avec nous, car sans guide la traversée est très difficile, les bas côtés sont encore minés. Nous roulons donc au pas mais la Rover chauffe et restons un peu coincés dans ce vide quelques temps. Nous passerons finalement la frontière avant la nuit et roulons jusqu’à la capitale après avoir fait un petit détour à Nouadibouh pour réparer la Rover. Epuisés nous nous arrêtons sur la route pour dormir un peu et décollons dès l’aube direction le Sénégal. Nous traversons de magnifiques paysages et faisons même une petite pause dans le désert. Je prends le volant, c’est pas facile de garder le 100km dans une si puissante voiture et sur une route toute droite, cela nous rappelle un peu la Patagonie !
Mais le pire c’est la fin de la Mauritanie et le début du Sénégal, je ne sais pas si on peut appeler ça des routes, c’est un vrai gruyère, d’énormes trous un peu partout parfois inévitables sans compter les traversées de dromadaires et chèvres. La passage de la frontière Sénégalaise est un peu plus compliqué, il nous faudra quelques heures pour les formalités administratives concernant les véhicules. En Afrique tout est possible mais rien n’est jamais certain !
Enfin nous arrivons à 23h00 à Saint Louis et trouvons assez rapidement un logement chez l’habitant. AU revoir à Djouf, Youks et Mamadi qui poursuivent leur route jusqu'à Rufisque près de Dakar. Un grand merci à eux pour cette belle aventure.

Retour au nord Maroc

Finalement nous avons traversé la Mauritanie pour gagner le Sénégal ; ce qui a obligé Sonia à se rendre à Rabat. Partie 4 jours pour aller chercher les visas, trajet de 16h en bus jusqu’à Marrakech puis en train jusqu’à la capitale. Quand à nous, nous avons continué assidûment l’école, soit 6h par jour pendant une quinzaine. Une première, parents et enfants dispo dans ce paysage du bout du monde. Profitons également de parfaire notre cure de sommeil, extinction des feux vers 21h. Enfin rétablissement intestinal pour tous grandement facilité par les toilettes à l’européenne. Puis avec la fin des grandes marées, fin de nos pêches miraculeuses, buleaux midi et soir ce n’était plus soutenable.
Sev
Les démarches administratives furent assez faciles et rapides et m’ont même laissé le temps de visiter la kasbah et ses beaux jardins. A l’ambassade, j’ai rencontré 3 sympathiques Africo Français avec qui j’ai poursuivi ma route retour. Petite balade encore sur la place El Jemaa et nuit en terrasse dans le même hôtel qu’à notre passage. Djouf, Youks et Mamadi ont eut la même mésaventure que nous, ils sont descendus en voiture jusqu’à Boujdour. Je suis donc passée prendre la petite famille à Tan Tan, puis nous les avons rejoind pour faire la route ensemble jusqu’au Sénégal.
Sonia

jeudi 1 avril 2010

Tan Tan Plage et comment aller au Senegal???

D’abord un peu déçu par ce littoral de station balnéaire déserte, nous nous habituons peu à peu à ce calme abritant le vacarme d’énormes vagues. Celles-ci empêchent la baignade, mais pas les balades et la pêche aux moules et bigorneaux (blague en « anglagnol » de Charlie : « on mange des grosfours » ha ha ! ).
Ainsi retirés du monde, nous avons adopté un rythme scolaire à la française permettant de rattraper un peu notre retard, pour quelques jours encore.
Par contre nous somms un peu coincés ici, en attente de savoir si nous pouvons traverser la Mauritanie ou pas, un voyageur vient de nous apprendre qu'on ne délivrait plus les visas à la frontière. Donc soit Sev remonte seul à Rabat pour les faire faire (soit 3 jours de voyage aller retour) soit je trouve un autre moyen de rejoindre le Sénégal sans passer par la Mauritanie, mes recherches sont en cours pour trouver un billet d'avion pas trop cher ou un cargot ou ....et là je rame un peu surtout avec la lente connection d'ici. Ainsi, si quelqu'un aurait un bon tuyau à nous transmettre pour se rendre au Senegal depuis le Maroc nous sommes preneur!!
J'ai par contre réussi à résoudre le problème des photos sur la gallerie Picassa, elles sont désormais à jour.
merci d'avance

mardi 30 mars 2010

problèmes de connection

Bonjour et désolée mais ici à Tan Tan je ne parviens pas à ouvrir mes mails sur gmail, aussi il manque des photos que je ne parviens pas à transférer dans la galerie picasa, je ne sais pas si c'est parce qu'elle est pleine ou si c'est à cause de la lenteur de la connection du bled.
Désolée mais encore aucune bonne réponse au film mystère malgrès les ingénieuses réponses, il s'agit d'animaux, je n'en dirais pas plus!

L'oasis Tighmert

Nous sommes un peu surpris par ce village très étendu qui diffère de ce que nous nous s’étions tous imaginés d’un oasis. L’hébergement se fait ici chez l’habitant dans de grandes maisons traditionnelles. En guise de bienvenue nous buvons les trois thés rituels. Nous consacrons la journée du lendemain à la recherche veine des sources de l’oued qui occasionnera une belle balade à travers palmiers et canyon verdoyant au milieu du désert, contraste impressionnant de couleur. Nous avons terminé la journée par une déambulation à travers ce pittoresque village, dans un dédale de venelles bordées de hauts murs de terre ocre en pisé, percés de lourdes portes de bois. Le lendemain, nous visitons une superbe kasbah vielle de 3 siècles abritant un passionnant petit musée, une véritable caverne d’Ali Baba. Enfin nous regagnons Guelmin en espérant pouvoir aller aux cascades de Fask, mais hélas le temps nous est compté, Audrey Zak et Iliès doivent reprendre un bus retour pour Marrakech. Merci à Audrey et Zak pour leur visite et bon retour !

lundi 29 mars 2010

Hospitalité à la marocaine :

Apres 3h d’attente, nous embarquons à 2h du mat. S’en suivent 10 h de bus assez éprouvantes avec un chauffeur se croyant à un rallye, dans un car plutôt rudimentaire. Arrivés à Tantan, nous nous accrochons avec les chauffeurs de taxi et après maintes palabres nous décrochons notre aller pour Es Semara. Le Sahara occidental nous oblige à plusieurs arrêts aux postes de police. Enfin, nous sommes accueillis au bled par Si Mohamed, sa femme Zahra et leurs enfants Wafae, Hamza et Douaae. Un thé, un poulet maison et quelques pâtisseries nous attendent. Pour dormir, nous partageons le sol de leur petite maisonnée, et apprécions cette vie simple et familiale, malgré les 38°. Nous nous laissons tranquillement emportés : tatouages au henné, repas succulents, thé à la menthe, essai du melhafa, farniente sur les tapis et quelques danses marocaines pour enrober le tout. Même les voisins s’y sont mis en nous invitant pour notre dernier repas. Nous avons gouté au dromadaire et encore bien d’autres gourmandises préparés par Mina et sa famille. Les repas sont toujours pleins de surprises : manger la semoule avec les doigts, rituel du lavage des mains et parfumage de chacun après le repas…

dimanche 28 mars 2010

Encore des retrouvailles, mais programmées cette fois !


Apres 1h30 d’attente à l’aéroport, la smala Noel Zakraoui arrive enfin. Ca fait du bien de se revoir, même si nous avons l’impression de ne pas s’être quittés, sans doute l’effet Internet. L’hôtel se transforme en maison familiale (4 couples avec enfants). Mais voilà, il est temps pour nous d’aller découvrir le sud Maroc avec Audrey, Zak et Ilies. Bon retour aux Bretons qui quant à eux reprennent la route de l’hexagone.

A Essaouira, Christophe nous attend dans la Dar d’un de ses potes au beau milieu de la Medina. Nous sommes agréablement surpris par le charme de cette maison traditionnelle. Déambulation dans la Medina, à la découverte de petits restau et détente, à la plage sous un soleil de plomb. Cela sera l’occasion avec Christophe de ressasser nos souvenirs de famille et d’évoquer Mamie Dupont, qui nous manque à tous les deux. La médina d’Essaouira est vraiment très tranquille et nous soulage des innombrables rabatteurs de Marrakech. Apres quelques jours de vacances façon bord de Mer, nous nous dirigeons vers Es Semara, non loin de la frontière Algérienne et Mauritanienne, chez Si Mohamed l’oncle de Zak.

Audrey, Sonia et Sev pour la censure, la correction, la relecture, la réécriture….